Tumblelog by Soup.io
Newer posts are loading.
You are at the newest post.
Click here to check if anything new just came in.

March 12 2014

07:46

L'économie collaborative s'invente en France : gardons notre avance !

Tribune collaborative initialement publiée dans Le Monde, Idées du 6 mars 2014

Consommation collaborative, production distribuée, finance participative, éducation et savoirs ouverts. Ces mouvements nés de la rencontre de l'innovation numérique et sociale sont les piliers d'une nouvelle économie : l'économie collaborative. La France est un pays pionnier en la matière.

« Ce n'est pas une crise, c'est un changement de monde », prophétisait le philosophe Michel Serres. Cela fait plus de cinq ans que dure la crise, et l'économie française ne semble montrer aucun signe d'amélioration. Et s'il était temps de tout réinventer ?

Alors que la banque Lehman Brothers s'effondrait et emportait l'ancien monde dans sa chute, quelques poignées d'enthousiastes anonymes, éparpillés un peu partout entre l'Europe et les États-Unis, commençaient à expérimenter des façons inédites de consommer, fabriquer et échanger. Partage de voiture, échange d'appartements, recyclage d'objets, alimentation en circuits courts... Ces nouvelles pratiques avaient tout du système D. « En temps de crise on se débrouille, rien de nouveau sous le soleil! », pouvait-on entendre alors.

Quelques années plus tard, l'économie collaborative n'a plus grand chose du système D et s'apparente de plus en plus à un laboratoire de nouveaux modèles socio-économiques, centrés sur les échanges en pair-à-pair. La finance participative enregistre une croissance de 100% par an et BlaBlaCar, leader mondial du covoiturage, transporte déjà un million de personnes par mois en Europe.

UN MODÈLE DYNAMIQUE

A la croisée de l'innovation sociale et de la culture numérique, l'économie collaborative est à la fois un secteur dynamique, un modèle de transition et un choix de société. Elle pèserait déjà plusieurs dizaines de milliards de dollars. Surtout, elle laisse entrevoir la création d'emplois qualifiés, la revitalisation de l'économie locale, la réduction de l'empreinte énergétique des ménages et des entreprises, ou encore la réappropriation par les citoyens de leurs villes.

Richesse de l'offre, maturité des usages numériques, sensibilité sociale : la France est une terre d'accueil propice pour cette nouvelle économie. Les startups françaises du partage sont parmi les plus dynamiques au monde. Mais les plateformes en ligne ne sont pas tout. Partout sur le territoire les espaces de coworking, les FabLabs et les makerspaces fleurissent. A la fois think tank et mouvement citoyen, l'association OuiShare s'efforce depuis deux ans de fédérer cet écosystème original et diversifié.

Elle est à l'origine du plus grand rendez-vous mondial des acteurs de l'économie collaborative, le OuiShare Fest, dont la deuxième édition aura lieu en mai à Paris.

Pourtant, la plupart des acteurs économiques et politiques ne parviennent pas encore à s'approprier ce phénomène inédit. En cause : la difficulté des entreprises traditionnelles à appréhender des modèles à rebours des modes d'organisation établis.

DU CÔTÉ DES POUVOIRS PUBLICS

Les récentes tensions au sujet de la légalité des services collaboratifs et leur supposée concurrence déloyale aux acteurs historiques révèlent un climat de confusion au sein même de nos institutions. Du côté des pouvoirs publics, les initiatives récentes comme le soutien à l'essor du crowdfunding, le Forum de l'économie collaborative à Bordeaux ou encore l'initiative French Tech lancée par Fleur Pellerin, restent encore trop isolées malgré l'excellent accueil que leur réserve l'écosystème tout entier.

Le petit-déjeuner organisé par le premier ministre à Matignon, jeudi 27 février, et réunissant 12 acteurs de l'économie collaborative, est une première étape soulignant la volonté du gouvernement de soutenir le développement de ce secteur. Il faut maintenant la convertir en actions concrètes.

Devant ce constat, nous préconisons un soutien massif à l'économie collaborative à l'échelle européenne et mondiale, à la fois en tant que secteur innovant en forte croissance et modèle économique valide à large échelle. La mobilisation de toutes les institutions et grandes entreprises est aujourd'hui nécessaire pour faire de l'économie collaborative l'un des fers de lance du redressement économique et de l'innovation structurelle.

Nous proposons des mesures qui correspondent à des demandes récurrentes de l'écosystème et répondent aux exigences de toute réforme dans un environnement économique contraint : efficaces, simples, lisibles et peu onéreuses.

TRANSFORMER L'ESSAI

1. Créer un dispositif d'aide au développement international des startups nationales et des “projets hétérodoxes”. Doté d'un soutien matériel et financier public (via le développement des French Tech Hubs par exemple) ou privé (via le soutien de grandes entreprises cherchant à accompagner l'innovation), le dispositif devrait idéalement cibler d'une part les startups les plus prometteuses et les projets de long terme à vocation sociale, tous deux leviers de croissance de demain.

Les objectifs : désenclaver le territoire national, attirer les investisseurs et encourager les grands groupes à prendre part au développement de l'économie collaborative. La France pourrait être à l'origine d'un tel réseau auprès des autres Etats membres de l' Union Européenne.

2. Accélérer le développement d'une économie en réseau, horizontale et distribuée via des expérimentations locales et le développement de programmes d'éducation et de recherche. Les obstacles à l'appropriation de nouveaux modèles collaboratifs sont principalement culturels. C'est au sein des institutions publiques, dans les entreprises et derrières les murs des universités que se nichent les leviers du changement. C'est ici et là que l'économie collaborative doit être enseignée, expliquée, explorée et formalisée.

3. Moderniser et mettre en cohérence le droit avec les réalités de l'économie collaborative via une large consultation publique réunissant l'ensemble des parties prenantes de l'économie collaborative. A l'ère des plateformes et des communautés, nous préconisons la création d'une forme juridique de société à la gouvernance souple et qui permette un partage de valeur entre ces plateformes fournissant les services et les utilisateurs à l'échelle nationale et européenne.

Plus généralement, les frictions et la confusion qui entourent les réglementations économiques, fiscales et de propriété intellectuelle freinent à présent le développement du secteur tout en donnant l'image d'une atmosphère nationale hostile à l'innovation.

Pionnière en la matière et forte de son écosystème largement reconnu, la France saura-t-elle transformer l'essai ? 

Les signataires

Les signataires de cette tribune sont un collectif d'acteurs de l'économie collaborative:

Diana Filippova et Antonin Léonard (OuiShare),

Frédéric Mazzella (BlaBlaCar),

Stéphanie Bacquère et Marie-Noéline Viguié (Nod-A),

Stéphane Distinguin (FaberNovel),

Céline Lazorthes (MangoPay),

Daniel Kaplan (la Fing),

Marc-David Choukroun et Guilhem Chéron (La Ruche qui dit Oui),

Marie Vorgan Le Barzic et Paul Richardet (Numa),

Paulin Dementhon (Drivy),

Jean-Baptiste Roger (La Fonderie),

Vincent Ricordeau (KissKissBankBank),

Cédric Giorgi (Cookening),

Alexandre Boucherot et Arnaud Burgot (Ulule),

Emmanuelle Roux (Sc21),

Matthieu Lerondeau (La Netscouade),

Jean-Christophe Capelli (LaCaisse.org),

Emile Hooge (Nova 7),

Rodolphe Menegaux (XAnge),

Marion Carette (OuiCar),

Clément Alteresco (Bureaux à Partager),

Antoine et Eric Van Den Broek (Mutinerie, CoPass),

Nicolas Bergé (Les Satellites),

Magali Boisseau-Becerril (Bedycasa),

Nicolas Cohen et Nicolas d'Audiffret (A Little Market),

Nicolas Bard (Ici Montreuil),

Amandine Piron et Gwendal Briand (Collporterre),

Bertier Luyt (Le Fab Shop)

et Benjamin Augros (Pretachanger.fr).

February 16 2014

07:29

January 18 2014

07:59
Lettre Bdf
Les débuts difficiles du #crowdfunding en France

January 12 2014

07:04

Bonne resolution 2014 : s'emparer du crowdfunding !

En annonçant “l’assouplissement” prochain du monopole bancaire, Fleur Pellerin a créé un coup de tonnerre dans le paysage du financement des PME. Dès avril, le financement participatif ne sera plus réservé aux entreprises en création ou aux entreprises de croissance. Il faut s'emparer de cette possibilité ! Combien d’entre nous ont vu le petit commerce à côté de chez eux fermer en 2013 ? Combien ont été touchés par le dépôt de bilan de la seule entreprise industrielle de leur village ? La Coface a recensé cette année plus de 60.000 défaillances d’entreprises françaises et près de 200.000 emplois ont été touchés par ces fermetures.
 
Bien souvent, le banquier de ces entreprises n’a pas joué son rôle : il n’a pas accordé le prêt qui aurait pu sortir de l’ornière cet artisan, ce commerçant, cette PME. Selon le baromètre KPMG-CGPME de septembre 2013, plus de 76% des PME se plaignent d’un durcissement sévère des conditions d’obtention d’un crédit. S’ajoutent à cette frilosité bancaire, des frais toujours plus élevés, trop de garanties demandées, sans compter un processus lent et peu transparent.

Mais alors que faire ? Bien sur, les banques pourraient (peut-être) devenir plus efficaces ou bien l’Etat pourrait intervenir de manière mieux ciblée (à la hauteur de ses moyens financiers devenus limités). Mais nous aussi, nous pouvons faire quelque chose pour que cela change ! Nous avons, individuellement et collectivement, le moyen de faire en sorte que notre cadre de vie économique ne s’effondre pas autour de nous. Le patrimoine total des français, selon l’INSEE, c’est 10.544 milliards d’euros en 2012, en hausse de 1.6%. Avec seulement une petite partie de cette épargne, nous pourrions redynamiser la France en mobilisant nos territoires et nos PME. A chaque milliard d’euros investi dans nos PME françaises, c’est un gain potentiel de 0,3% de croissance par an à la clé (d’après l’étude “Territoires et Innovation” de M. Desforges, F. Gilli et V. Cordoba que vient de publier La Documentation Française). 

Pour favoriser le développement économique des régions, participer au renouveau industriel de la France, faire émerger les champions de demain, il faut avant tout compter sur nos entreprises petites et moyennes. 99,9% des entreprises françaises sont des TPE et PME. Elles représentent 52% de l'emploi salarié. Pour trouver des solutions innovantes plus vite que nos concurrents étrangers, les PME et les territoires sont une source encore plus efficace de renouvellement et d’innovation que les grandes entreprises françaises mondialisées ou les rares start-up dynamiques que compte notre pays. Le vrai problème de notre économie française, aux centres de décisions encore trop centralisés et parisiens, c’est que jamais nous n’avons vraiment mobilisé nos territoires pour soutenir efficacement nos PME. Un mal bien français. Mais alors comment mobiliser un partie de notre épargne dans chaque territoire, cet argent aujourd’hui très mal employé par les banquiers ? La crise qui sévit depuis 2008 nous l’a bien montré, notre épargne est souvent mobilisée par les banques pour servir des opérations de financementinternationales, et même parfois à spéculer pour leur compte propre... 

Pourtant, grâce à la puissance de mobilisation d’Internet, on peut amorcer très rapidement une boucle vertueuse du financement des PME. Il s’agit de donner aux entrepreneurs la capacité à accéder à un financement adapté. Or, un outil nouveau s’offre depuis peu aux entreprises et aux épargnant français : le financement participatif. Le mouvement croissant du financement participatif (“crowdfunding”, littéralement : le financement par la foule) aura rassemblé en 2013 près de 500.000 Français ayant contribué à financer plus de 25.000 projets. Si les sommes collectées ont été encore modestes (80 millions d’euros en 2013), c’est un doublement par rapport à l’année précédente. Les TPE et PME traditionnelles étaient jusque là plutôt éloignées du crowdfunding, car leur mode de financement le plus utilisé, l’emprunt, y était mal représenté. Cet état de fait va totalement changer en 2014. Un formidable coup d’accélérateur va être donné cette année au financement participatif,  grâce à un nouveau mode de mobilisation de l’épargne des Français. Une loi très favorable (la “Loi Pellerin”) va venir très prochainement libérer les énergies du financement participatif. Dès avril 2014, il sera possible de prêter directement à nos PME sans plus passer obligatoirement par le système bancaire.  

 
Et c’est maintenant à nous, Français, de nous emparer de cette possibilité qui nous est offerte de financer directement nos PME. En 2014, désormais en toute légalité, chaque Français pourra pour la première fois prêter de l'argent pour financer le développement des entreprises de son territoire. Tout le monde peut y gagner : pour les PME c’est la possibilité d’accéder à une source de financement par l’emprunt que lui refuse souvent le banquier sans raison justifiée. Et pour les Français, c’est une nouvelle façon de placer son épargne, de toucher des intérêts sur ses placements auprès des entreprises. Et tout cela marche déjà dans d’autres pays parce que les prêteurs savent à quoi sert leur argent et que les circuits courts redistribuent aux épargnants les économies sur les coûts !


La société civile a toujours été dynamique dans les périodes de crise. Aujourd’hui, tout le monde a conscience qu’il se passe quelque chose. Assurer l’avenir de nos territoires nous concerne tous. Alors, nous nous devons d’agir. Ensemble. Chacun peut le faire. Le prochain cycle de croissance naîtra dans les territoires et tous les territoires peuvent y prétendre. Encourageons-les, encourageons-nous nous-mêmes en utilisant le formidable levier du financement participatif par le prêt aux entreprises ! 

June 09 2012

10:09

Le rôle croissant du financement participatif dans l’économie française

Le financement participatif (appelé « crowdfunding » dans le monde anglo-saxon, c’est à dire « financement par la foule ») est un mécanisme de financement, via internet, de projets d’innovation et de création permettant de collecter les apports financiers d’un grand nombre d’épargnants. Ce modèle, qui se caractérise fondamentalement par la possibilité pour l’épargnant de choisir la destination finale de son épargne, finance tous les domaines de la création : la musique, l’édition de livres et de BD, les films, les jeux vidéo, les logiciels, mais aussi la création d’entreprises de toutes sortes : les entreprises lucratives comme les entreprises solidaires. Le financement participatif permet également de lever des fonds pour la recherche médicale.

Un mode financement où la France est bien présente

Depuis 5 ans, des plateformes internet ont été créées par des startups françaises afin de permettre aux épargnants d’investir de petites sommes dans des projets en leur permettant de choisir la destination finale de leur argent (entreprise, projet créatif ou social). Cet apport d’épargne intervient selon les plateformes soit sous forme de dons, de dons contre une rétribution non monétaire (une « récompense »), de fonds propres ou encore de prêts (rémunérés par des intérêts ou gracieux).

En France, les acteurs du secteur (regroupés au sein de l’Association «Finpart - P2PVenture») estiment que la finance participative a permis de collecter depuis 2010 plus de 6 millions d’euros et de financer près de 15.000 projets. Plusieurs conférences regroupant les acteurs du financement participatif ont obtenu un fort succès (180 participants à la Bourse de Paris en Mars 2012). Le manifeste publié par l’Institut «Finpart - P2PVenture», regroupant tous les opérateurs du secteur, a reçu 400 signatures d’entrepreneurs du web et d’acteurs du financement aux TPE-PME. Le soutien de l’Ordre des Experts Comptables a été obtenu ce qui montre l’intérêt de ces nouvelles opportunités de financement en matière de création de valeur et d’emploi. En mai 2012, Laurence Parisot (MEDEF) s’est exprimée en faveur du financement participatif en vidéo sur le Journal du Net. De nombreux articles de la presse financière (Reuters, Euromoney, Les Echos,…) ont décrit l’essor du mouvement français du financement participatif.

Un mode de financement d’envergure mondiale

D’après une étude américaine publiée début mai par le cabinet de recherche américain Massolution, le crowdfunding a permis de lever près de 1,15 milliards d’euros aux Etats-Unis en 2011, quasiment le double des montants collectés en 2010.

De plus, le JOBS Act signé par le Président Obama le 5 Avril 2012, va permettre aux petites entreprises américaines de pouvoir lever des fonds auprès des particuliers en étant exemptées des lourdes contraintes et des coûts élevés liés aux mécanismes d’appel public à l’épargne. L’impact de cette mesure sur la création d’emploi est le principal moteur de cette décision. Le JOBS Act a permis également aux américains de créer un nouvel acteur financier, le portail de financement (funding portal), une nouvelle forme de courtier financier, complètement inscrit dans les nouvelles possibilités qu’offre internet.

L’essor du financement participatif en France résulte :

-       du développement que lui assure l’adoption massive d’internet dans notre pays et l’apparition de plusieurs  plateformes spécialisées. Ces évolutions réduisent fortement les coûts d’intermédiation des acteurs traditionnels du financement, ce qui bouleverse les échanges financiers,

-       de l’aspiration incontestable des épargnants à disposer de cette latitude de choix. C’est une tendance sociétale et le développement rapide de réseaux de business angels en France depuis une quinzaine d’année a préfiguré cette tendance de fond. Le financement participatif est un moyen pour redonner des marges de manœuvre individuelles et collectives aux citoyens, et leur permettre de se réapproprier la compréhension de l’économie et de l’entrepreneuriat.

-       du développement de l’entrepreneuriat dans un contexte de crise où les acteurs traditionnels du financement ne répondent plus à certains besoins : recherche médicale (maladies orphelines), projets innovants, création d’entreprise, premiers développements, projets situés sur des territoires en difficulté, projets de l’économie sociale et solidaire.

Les freins au développement de la finance participative en France

La finance participative est assujettie de par la nature de ses opérations à la réglementation financière mais celle-ci a été établie à une époque où internet, les réseaux sociaux et le financement participatif n’existaient pas. La règlementation (bancaire et fiscale) fait peser sur le financement participatif des contraintes disproportionnées par rapport à l’activité qu’elle exerce.

Les freins au développement du financement participatif en France sont les suivants :

-       Les règles de collecte et de conservation d’argent auprès des particuliers sont disproportionnées par rapport au faible montant unitaire collecté par épargnant (de 10 à 1.000 euros en général). Or, les opérateurs du financement participatif doivent suivre les mêmes règles prudentielles que les établissements bancaires : identification détaillée de l’épargnant (justificatifs d’identité et de domicile), contrôles anti-blanchiment, contrôles anti-terrorisme,…

-       Les règles de contrôle de la qualification des investisseurs sont inadaptées. Les financements participatifs sont considérés,à tort, comme des investissements risqués devant être réservés à des investisseurs avertis. Il n’est nullement tenu compte des faibles montants unitaires investis. Il n’est pas non plus tenu compte de la réelle volonté des épargnants de prendre un risque unitaire limité pour un montant bien inférieur à ce qu’ils miseraient -par exemple- à des jeux d’argent ou de hasard. On peut s’interroger sur l’avenir des épargnants au sein d’une société qui évite ou déconsidère l’initiative personnelle, n’offrant aux citoyens que le jeu de hasard comme perspective de prise de risque (rappelons que la moitié de nos compatriotes pratiquent régulièrement le jeu d’argent, à hauteur en moyenne de 1.000 euros par personne et par an, soit 86 millions d’euros par jour ou 32 milliards d’euros par an). Leur protection y est très limitée.

-       La difficulté de gérer les fonds de multiples contributeurs sur de multiples projets individualisés (« syndication » des particuliers sur les projets) sans verser dans la lourdeur des structures juridiques traditionnelles (création d’une société, d’une association, d’un fonds commun,…) en conservant une certaine flexibilité (versement, versement étagé, reversement des projets, utilisation de multiples possibilité de financement : prêt, capital, avance remboursable,…) 

-       Le risque de requalification des opérations effectuées en opérations de Banque. Cette contrainte oblige les opérateurs du financement participatif à demander des agréments de banque ou d’établissement financier.

Les évolutions réglementaires demandées par notre Association

Les évolutions réglementaires sont les suivantes :

1/ L’assouplissement des règles de collecte et de conservation d’argent auprès des particuliers :

-       Identification et contrôle anti-blanchiment allégés

-       Possibilité de conservation des fonds de financement des projets (pendant la période de collecte, versements échelonnés ou retour des fonds après financement)

L'identification des personnes est déclarative et peut se limiter aux informations permettant d'établir l'unicité de la personne et le moyen de la contacter (par exemple : nom, prénom, adresse, date de naissance, adresse email, numéros de téléphone).

Le service recevant électroniquement des fonds via des moyens de paiement bancaires traçables (virement, carte bancaire, chèque, prélèvement) n'a pas à assurer une obligation de contrôle des flux (anti-blanchiment, antifraude) sur des transactions dont le contrôle est déjà effectué par les établissements teneurs de compte. L'obligation de dénonciation des transactions suspectes identifiées continuent de s'appliquer.

Le service n'a pas à fournir d'information sous la forme d'un prospectus ou d'une notice visé. En revanche, s’applique la règlementation standard sur les obligations d'informations des pratiques commerciales.

2/ L’exemption de qualification des investisseurs est accordée tant que les montants unitaires par projet et par contributeurs restent en dessous de seuils limités à préciser (nous proposons 1.000 euros par projet).

3/ L’aménagement d’une structure juridique, comme par exemple l’évolution de l’actuelle « société en participation » permettant :

-       De regrouper les contributions de chacun des particuliers sur chaque projet (« syndication » des particuliers sur les projets)

-       De gérer la flexibilité des différents cas de figure d’un financement de projet (versement, versement étagé, reversement des projets, utilisation de multiples possibilité de financement : prêt, capital, avance remboursable,…).

Afin d’être compatible avec les conditions d’exercice des acteurs du financement participatif, cette structure juridique doit :

-       Pouvoir être souscrite en ligne par les particuliers

-       Ne pas devoir faire l’objet d’un dépôt légal dont les formalités administratives et le coût unitaire ne sont pas compatible avec une multiplicité de projets de faible montant unitaire (cette structure peut néanmoins faire l’objet d’une publication sur le site ainsi que d’une déclaration à l’administration)

-       Permettre une délégation de gestion au service de financement participatif.

4/ La reconnaissance explicite du financement participatif et l’exemption d’agrément bancaire ou d’établissement financier pour les acteurs exerçant cette activité, sous conditions de montants unitaires limités.

Note de synthèse par Jean Capelli et les membres de l’Association « Finpart – P2PVenture ». Jean est le fondateur et le PDG de la plateforme de financement participatif « FriendsClear.com ».

L’Association « Finpart – P2PVenture » regroupe l’ensemble des opérateurs français de la finance participative ainsi que de nombreux acteurs nationaux et locaux du financement de l’entrepreneuriat. L’objectif de l’association est de faire évoluer la réglementation et d’élaborer un code de déontologie des acteurs français du financement participatif.

Vous aussi, soutenez la finance participative : 

- en signant le  manifeste en ligne,

- en participant aux débats sur le Google Group D4CFinance.

May 19 2012

18:17
Asilys au Festival des Biches Assassines
Le dimanche 13 mai 2012 à l'Abracadabar à Paris
Tags:

April 24 2012

07:47
Tags:

March 11 2012

10:51
Tags:

March 05 2012

15:43
08:18
Paul Bocuse et sa clique
Il était partout sur le parcours, Paulo...

March 04 2012

20:36
La cabine de DJ Felix Mayol
JC_Farewell_Party@Planchat : préparatifs
Tags:
20:36
Un des roadies de LMFAO
JC_Farewell_Party@Planchat : préparatifs
Tags: lmfao

February 20 2012

03:19

Manifeste pour l’appui au financement participatif ("crowdfunding")

Nous, citoyens et entreprises de France, organisons un évènement le lundi 26 mars à la Bourse de Paris pour proposer aux élus de la Nation une série d'amendement à la Loi afin de soutenir le développement du financement participatif en France.

Le texte intégral de notre manifeste, signé par les principaux acteurs du financement participatif en France (Babyloan, FriendsClear, Babeldoor) est disponible ici en français et là en anglais : Sustaining Crowdfunding, A French Manifest

In straight line with the publication of this Manifest, we’re organizing an event on the 26th of March 2012 in Paris to propose a series of amendments to French law in order to sustain the growth in crowdfunding in France.

If you’re organising similar initiatives in your home country, or if you want to coordinate our efforts to act at the European level, please contact me through the comments below.

 

February 17 2012

12:05
Tags:

December 04 2011

18:58

Tontine et petits prets entre amis sur M6 (Capital)

"C’est un système vieux comme le monde : pour financer l’achat d’un bien, d’un appartement ou monter un commerce, on fait appel à la famille ou à des amis. L’idée : trouver de l’argent très facilement et à un taux très avantageux. Ce système s’appelle « la tontine ». Il a fait les beaux jours des communautés asiatiques ou africaines qui se prêtent ainsi de l’argent. Mais désormais, tout le monde y a recours. La tontine se modernise en passant même par des sites Internet spécialisés" comme le site FriendsClear.

FriendsClear passe à la TV ! Le résumé de l'émission Capital sur M6 du dimanche 4 décembre 2011 est disponible en video sur M6 Replay ici (Après la pub -grrrr- cliquez sur le Chapitre : Tontine-Petits prêts entre amis).

Comme Joseph Chevalier vous souhaitez emprunter pour financer le développement de votre petite entreprise ? Déposer votre dossier dès maintenant !

 

August 30 2010

August 26 2010

Older posts are this way If this message doesn't go away, click anywhere on the page to continue loading posts.
Could not load more posts
Maybe Soup is currently being updated? I'll try again automatically in a few seconds...
Just a second, loading more posts...
You've reached the end.

Don't be the product, buy the product!

Schweinderl